Nerf optique
3
(Il est, à la pupille, un endroit d’où l’on voit…
Le vide !)
Dans un creux de l’esprit, sous l’adjacente nue,
S’endort la part du rêve, au fond d’un vrai sommeil…
A ce vortex furieux de couleurs et de miel
Toute imagination meurt – retenue.
C’est d’un lieu linéaire, obscur, et très secret,
Qu’est née - Ô tourbillon ! cette tombe intérieure
Annihilant le temps d’un siècle - ou bien d’une heure -
Morphée en décrit le sanskrit discret..
Rien ne gît ni ne tremble, en cette absence atone ;
Il règne un froid de néant, béant d’absolu -
Il s’y perd, falot pâle, un songe irrésolu,
Et rien n’y luit, nul ion, pas un atome.
L’écho, même assone à la bulle sans parois ;
Il n’est pas de dedans, pas d’interne ou d’externe ;
Et tout est lisse, et blanc, et tout est morne et terne.
Pourtant…
l’on se réveillera,
je crois… ?
Le vide !)
Dans un creux de l’esprit, sous l’adjacente nue,
S’endort la part du rêve, au fond d’un vrai sommeil…
A ce vortex furieux de couleurs et de miel
Toute imagination meurt – retenue.
C’est d’un lieu linéaire, obscur, et très secret,
Qu’est née - Ô tourbillon ! cette tombe intérieure
Annihilant le temps d’un siècle - ou bien d’une heure -
Morphée en décrit le sanskrit discret..
Rien ne gît ni ne tremble, en cette absence atone ;
Il règne un froid de néant, béant d’absolu -
Il s’y perd, falot pâle, un songe irrésolu,
Et rien n’y luit, nul ion, pas un atome.
L’écho, même assone à la bulle sans parois ;
Il n’est pas de dedans, pas d’interne ou d’externe ;
Et tout est lisse, et blanc, et tout est morne et terne.
Pourtant…
l’on se réveillera,
je crois… ?
