Le jour se lève
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Là, son corps alangui dans les draps bleus froissés
Se souvient des caress' des tendres mains aimées
Et là, dans sa paresse ell' respire sa peau
S'enivrant du parfum sirupeux et si chaud
A travers le volet s'insinue un rayon
Du timide soleil curieux et polisson
Le jour se lève enfin retirant à la nuit
Son drap noir de soierie, léger sans aucun bruit
Sur le plateau d'argent, tasses de porcelaine
Et théière fumante attendent douce haleine
Les deux amants fougueux maintenant endormis
Enlacés, réunis dans leur rêve soumis
