Les branches coupent le bleuet du ciel,
Leurs enfants s’effacent au vent rebelle.
Quelques feuilles dansent, l’âme éreintées,
Elles fuient dans la blanche éternité
Le vent traîne, galvaudeux vagabond,
Semant ses caresses sur l'horizon.
Et, les vagues bondissent, puis s’affaissent,
Mais, l’écume s'éteint, jamais ne cesse.
N’est-ce le moment de rompre les chaînes ?
Quand le temps s’endort au bras de nos peines,
Le vieux vent revient, chargé de mémoire,
Et l’ivresse ravive nos espoirs
Nos corps s’effondrent au bord du retour,
Tout s’efface enfin, la nuit fait le jour.
