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Images
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Tandis que des fantoches
à leur clinquant s’accrochent
étalent
frénétiques
leurs talents d’enfumeurs

gueule ouverte une ville
sur ses chicots en ruines
endure sa douleur
succombe sans un cri

comme en ces crânes nus
que les corbeaux tracassent
sa mâchoire brisée
sous les gravats
grimace

je n’ai de cette guerre
qu’une image brouillée
par la vitre souillée
d’un écran de poussière

Comment dire ma peine
au gamin consterné
qui regarde s’enfuir son enfance estropiée,
à cette femme en noir
qui s’arrache les ongles
en grattant les décombres
de sa vie lacérée ?

comment dire ma honte
à l’homme médusé
qui tente avec ses mains de traduire en tremblant
le martyr programmé
d’un peuple sacrifié ?

ferais-je mieux de taire
ma tristesse si vaine
alors que des guignols s’affrontent
et vont noyer
sous un flot de paroles
et de fausses promesses
l’espoir de retrouver un peu d’humanité

© Poème posté le 27/11/2024 par Arielle

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