Les souvenirs chiffonnés sont comme des crochets,
Agrippés à la mémoire, comme s'ils payaient le loyer,
Accrochés à l'âme, comme s'ils y tenaient,
Comme si leur but n'était pas de te faire hurler.
Les souvenirs horrifiés restent comme tatoués,
Chaque image est ancrée, gravée,
Dans la peau qui finit par s'abîmer,
Et qui ,en vain, s'efforce de ne pas s'arracher.
Arracher toutes ces horreurs, ces peurs, ces cris,
Les traces d'un passé enfoui,
Ressurgissant comme un monstre qui a les crocs
Affamé de toutes ces années de maux
