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Aube noire
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Le temps s’échappe, il file entre les jours
Et s’emmêle à nos doigts gourds…

Si nous repoussons le ciel, son œil change,
On croirait sourire un ange !

C’est ainsi depuis cent ans ; reste, enfant,
Sûr que le rêve défend

Sa vérité ! Notre émotion fanée,
La vie est comme une année !

Vire et flotte ma révolte… en un sens
Elle est même en tous ces gens,

Mais qu’y faire ? Entends-tu vrombir les pierres ?
L’enfer ouvre ses carrières !

Chaque piège attend son corps, c’est vers ça
Qu’un verso des dieux perça…

Sept milliards de morts demain, quelle couche !
Engloutis dans quelle bouche ?

Tant de patience et de soif, à la fin,
Et cette faim, cette faim !

La peur, l’angoisse est un piège, ô béance !
Occultant la bienséance…

Hors l’éthique d’une époque, on est seul,
Déboutant son sort d’aïeul.




Ne pas se débattre est don – mieux qu’un art,
Lorsqu’on sent au cou la hart !

© Poème posté le 06/11/2024 par Salus

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