Mansarde au clair de lune
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La lune joue au bilboquet
avec l’aigre clocher honni
des petites nuits disloquées
sur le cadran de l’insomnie
Comme commodes éclectiques
aux tiroirs toujours entr’ouverts
les petites nuits chaotiques
dégorgent leur criblée de vers
Un chat glisse dans la gouttière
frotte son échine au menton
du barde qui le laisse faire
et lui dévide sa chanson
Langue rose, baiser fugace
Ourlent dans l'ombre le feston
des cheminées coiffant l’impasse
et le cœur lourd du mirliton
Si la solitude grignote
mord ses petites nuits méchantes
une pauvre rime falote
lui promet une aube pimpante
