Tankas faire (florilège)
Le chant des bouvreuils
Coloré par cet automne
En la paix, éclos,
Donne au temps belle, une empreinte,
Harmonie en cet espace
***
Généreux soleil
Amenant de la lumière
Offrant tes rayons
L'homme sait bien te nommer
En ces mots altruiste étoile
***
Un ciel de beausir
Un azur qui se distingue
Un reflet aux arbres
Un nuage évaporé
Telle est la vraie indulgence
***
Le feuillage est vert
Et jaune et rouge puis ocre
Belle la palette
Tonalités assorties
Ici s'admire le chef d'oeuvre
***
La huppe perchée
Sur la cheminée, au doux,
Recherche des jours
Le chaud soleil à ses plumes
Aussi, le bon gré des temps
***
Ainsi va bon sens
Au juste endroit raisonné
Par la pensée pure,
Sans défaut et loin d'erreur
L'astuce à l'égarement
***
Rose des jardins
Tu t'élèves en hauteur
Vers le bleu céleste
Pour ne point être cueillie
Là, par le premier venu
***
Jour du crépuscule
Or blanc, rose, jaune et gris
La lune à briller
Joaillière de ces airs
Là-haut ouvre sa boutique
***
Dans la chambre close
Résonne un air de musique
Un chant d'instruments
Diffusé comme un encens
Se sent son choeur aux fenêtres
***
En ce bleu des nuits
Le lampadaire éclairé
Rêve de bougie
Est belvédère au sommeil,
À l'indicible du monde
***
Paisibilité
Pensée claire âme au repos
À la cime exquise,
Des arbres de la forêt,
La quotidienneté pure
***
L'edelweiss bourgeonne
Semblable au coeur florissant
De cette montagne
Parure et bijou sacré
Par le bon écho des cieux.
***
Soyeux de la sorgue
Les heures cousues d'un fil
Rouge de finesse
En une étoffe de nues
Légères comme air, se drapent
***
Papier peint fleuri
Tes innombrables pétales
Rappellent parfums
Autant de flaveurs au goût
Du poète botaniste
***
Ô vert catalpa
Ton sain ombrage ample et grand
Adéquat et doux
Est qualité cardinale
La tempérance esquissée
***
Bande de moineaux
Réunie dans le bosquet
Ainsi le théâtre
Du plus chanteur d'entre vous
Sur le devant de la branche
***
Sur l'étang calmé
Un nénuphar est en fleur
Semblé au lotus
Qui peut rendre bel éveil
Un pêcheur ouvre les yeux
***
Le jour au levant
Entre branches se faufile
L'esprit bien assis
Proche du trône du ciel
Couche au papier son image
***
Un jour du savant
Vaut plus que vie ignorante
Dompter cette nuit
Revient d'éclore un soleil
Qui brille vingt et quatre heures
***
Les couleurs d'automne
En tableaux de minutie
Si bien composés
Semblent peintes au brio
Par la sapience sainte
***
La bonne fortune
Est cette averse qui cesse
Au moment d'aller
Aussi la lune aux fenêtres
Quand regard trouve la voie
***
Grand café sucré
Au verre tourne et retourne
La cuillère en bois
De gustatives papilles
Se fondre à l'humanité
***
La musique est reine
De la cour aux courtisans
D'un sceptre à sept cordes
Fait se mouvoir les danseuses
Accorde grâce au poète
***
Ô blanche colombe
Tu symbolises la paix
Plume immaculée
Tu t'élèves à ces hommes
Par la grandeur de tes cieux
***
Coloré par cet automne
En la paix, éclos,
Donne au temps belle, une empreinte,
Harmonie en cet espace
***
Généreux soleil
Amenant de la lumière
Offrant tes rayons
L'homme sait bien te nommer
En ces mots altruiste étoile
***
Un ciel de beausir
Un azur qui se distingue
Un reflet aux arbres
Un nuage évaporé
Telle est la vraie indulgence
***
Le feuillage est vert
Et jaune et rouge puis ocre
Belle la palette
Tonalités assorties
Ici s'admire le chef d'oeuvre
***
La huppe perchée
Sur la cheminée, au doux,
Recherche des jours
Le chaud soleil à ses plumes
Aussi, le bon gré des temps
***
Ainsi va bon sens
Au juste endroit raisonné
Par la pensée pure,
Sans défaut et loin d'erreur
L'astuce à l'égarement
***
Rose des jardins
Tu t'élèves en hauteur
Vers le bleu céleste
Pour ne point être cueillie
Là, par le premier venu
***
Jour du crépuscule
Or blanc, rose, jaune et gris
La lune à briller
Joaillière de ces airs
Là-haut ouvre sa boutique
***
Dans la chambre close
Résonne un air de musique
Un chant d'instruments
Diffusé comme un encens
Se sent son choeur aux fenêtres
***
En ce bleu des nuits
Le lampadaire éclairé
Rêve de bougie
Est belvédère au sommeil,
À l'indicible du monde
***
Paisibilité
Pensée claire âme au repos
À la cime exquise,
Des arbres de la forêt,
La quotidienneté pure
***
L'edelweiss bourgeonne
Semblable au coeur florissant
De cette montagne
Parure et bijou sacré
Par le bon écho des cieux.
***
Soyeux de la sorgue
Les heures cousues d'un fil
Rouge de finesse
En une étoffe de nues
Légères comme air, se drapent
***
Papier peint fleuri
Tes innombrables pétales
Rappellent parfums
Autant de flaveurs au goût
Du poète botaniste
***
Ô vert catalpa
Ton sain ombrage ample et grand
Adéquat et doux
Est qualité cardinale
La tempérance esquissée
***
Bande de moineaux
Réunie dans le bosquet
Ainsi le théâtre
Du plus chanteur d'entre vous
Sur le devant de la branche
***
Sur l'étang calmé
Un nénuphar est en fleur
Semblé au lotus
Qui peut rendre bel éveil
Un pêcheur ouvre les yeux
***
Le jour au levant
Entre branches se faufile
L'esprit bien assis
Proche du trône du ciel
Couche au papier son image
***
Un jour du savant
Vaut plus que vie ignorante
Dompter cette nuit
Revient d'éclore un soleil
Qui brille vingt et quatre heures
***
Les couleurs d'automne
En tableaux de minutie
Si bien composés
Semblent peintes au brio
Par la sapience sainte
***
La bonne fortune
Est cette averse qui cesse
Au moment d'aller
Aussi la lune aux fenêtres
Quand regard trouve la voie
***
Grand café sucré
Au verre tourne et retourne
La cuillère en bois
De gustatives papilles
Se fondre à l'humanité
***
La musique est reine
De la cour aux courtisans
D'un sceptre à sept cordes
Fait se mouvoir les danseuses
Accorde grâce au poète
***
Ô blanche colombe
Tu symbolises la paix
Plume immaculée
Tu t'élèves à ces hommes
Par la grandeur de tes cieux
***
Le tanka désigne une forme de poésie traditionnelle courte d'origine japonaise, qui a donné naissance au waka (和歌) à forme fixe, puis au haïku, dont il peut être considéré comme un ancêtre. Il prend son véritable essor pendant la période Heian (794-1192).
