La résistance
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Dans le souvenir des résistances, la pensée se dresse,
Comme un hêtre enserré dans la terre,
Face aux mistral cruel, jamais ne cesse,
De livrer en son âme l'espoir, la lumière.
Les pleurs, comme des appels, glissent et passent,
Mais chaque peine façonne un être plus fort,
Dans l'écueille du temps, l'âge s'entasse,
Et de chaque rencontre, elle attire un trésor.
Quand l'espoir se rompt et que tout s'égare,
La résistance, aimable, susurre en nous,
Que chaque souvenir est un docile phare.
Ainsi, debout, nous cheminons, altiers et fous,
Car à l'abysse de l'ombre, un destin s'égare,
Et dans le cœur claquant, le dessein est toujours doux
