Aveuglée par une séduction,
Architecte de mon fantasme,
J'ai répudié ma filiation,
Pour désaltérer ses spasmes...
Le bel objet de ma douleur,
Guerroyait dans mon sentiment,
Sa lance a transpercé mon coeur,
Fait saigner mon ressentiment,
Et le doux rêve de parenté,
Réconciliant nos commotions,
S'est hérissé en pauvreté,
Géniture d'une confiscation...
L'attachement a ses raisons,
Que la géométrie ignore,
Mais quand le coeur renonce au don,
Et abandonne son mentor,
La brûlure émancipatrice,
Illumine la problématique,
La condamne à la cicatrice,
Via des conventions lymphatiques...
Ainsi, l'amour est une passade,
Quand sa consistance spongieuse,
Exige son quota de rasades,
Pour combler la chair désireuse...
Poème écrit par
Ricocha
Simulacre
2
Le sentiment amoureux n'est-il, en fin de compte, qu'un sophisme, une belle illusion, qui permet à la chair d'échapper, pour quelque temps, à sa matérialité en lui procurant un semblant de spiritualité dans un contentement jamais pleinement atteint car instable et fuyant... ?
Tous droits réservés © Poème posté le 12/10/2024 par Ricocha
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