Frisson d'automne
7
S’effilochent les jours d’un été qui s’enroue.
Comme un oiseau le ciel dans les flaques s’ébroue
Et sous le vent sournois la surface frissonne
Du lac énigmatique où se pose l’automne.
Ce soir, incognito, la lune esquissera
Deux ou trois pas de danse en robe d’apparat
Et châle de nuage au bal des flots dormants
Où s’enlise le rêve et meurent les amants.
Ma belle a vu filer un vol d’oiseaux sauvages,
Cou tendu vers le sud et plus près de son âge.
Moi dont l’aile a blanchi sous les frimas du nord,
Je l’ai vue s'élever et partir avec eux.
Rémige déployée, ils ont crevé les cieux,
Tout baignés de soleil comme des flèches d’or.
Comme un oiseau le ciel dans les flaques s’ébroue
Et sous le vent sournois la surface frissonne
Du lac énigmatique où se pose l’automne.
Ce soir, incognito, la lune esquissera
Deux ou trois pas de danse en robe d’apparat
Et châle de nuage au bal des flots dormants
Où s’enlise le rêve et meurent les amants.
Ma belle a vu filer un vol d’oiseaux sauvages,
Cou tendu vers le sud et plus près de son âge.
Moi dont l’aile a blanchi sous les frimas du nord,
Je l’ai vue s'élever et partir avec eux.
Rémige déployée, ils ont crevé les cieux,
Tout baignés de soleil comme des flèches d’or.
