Pière II
Enfouies ma foi quelque part d'étroit, entre ton souffle et toi
sur ta gorge le sommeil me gagne,
sous ce bosquet, un fraisier, je me déterre à mon émoi
sur ta gorge le sommeil gagne
croissance d'ailes mêlées d'orties et de lilas, serais-je capable de rester planté sous ton regard, objet de foi,
je me réveille une sonnerie aboie, seul et l'ombre de l'aube sur les toits,
sur ta gorge je me rendors.
Rien de neuf sauf mon corps, on passe du dedans au dehors, sueur, le soleil accroche le sol, entourés des visages absorbés que le travail console ou abats, la machine à café en fuite permanente ou en panne, je prends mon temps que l'on se donne; pour me perdre à quatres roues à la recherche d'un océan d'automne, il faut aller voir chaque vallons creusés, entre les alpes et leurs sommets, à moins qu'il faille aller la chercher à la sortie de l'école... ha bon t'es daron? Bah ouai sans bague, célibataire, je m'écartèle parles-en aux daronnes qui ne s'arrêtent jamais sur ton champs de vision, mais cela n'empêche pas que je sois bon garcon, je répète les sacrifices de mon monde: on m'a transmis l'humiliation du jugement dernier de l'argent, bien sur que l'argent n'est pas une idole, mais je ne soumettrais pas ma fille au jugement dernier de l'argent; là elle dort, son souffle me fait penser à autre chose, objet de foi, mon oreille collé à sa porte, maintenant face à une feuille blanche, dans un salon qui me sert de chambre, je me mets à ressentir une autre âme, son regard s'impose, venue de plus loin que l'horizon que l'on apercevoit depuis les alpes et leurs coupoles, rien d'exceptionnel tu me diras,
une âme humaine somnole autour d'images folles qui s'amalgament,
mais certain de ma patience
je lui promets que je ne joue pas au jeu des apparences, de l'univers à mon poignée il n'y a qu'un mouvement,
qu'elle n'oublie pas je n'oublierai jamais
depuis des années mon humanité survole
comme un oiseau quelconque survole un fraisier,
et le goût acide de cette âme renforce ma réalité.
Enfouies ma foi quelque part d'étroit, entre ton souffle et toi
sur ta gorge le sommeil me gagne,
sous ce bosquet, un fraisier, je me déterre à mon émoi
sur ta gorge le sommeil gagne
croissance d'ailes mêlées d'orties et de lilas, serais-je capable de rester planté sous ton regard, objet de foi,
je me réveille une sonnerie aboie, seul et l'ombre de l'aube sur les toits,
sur ta gorge je me rendors.
sur ta gorge le sommeil me gagne,
sous ce bosquet, un fraisier, je me déterre à mon émoi
sur ta gorge le sommeil gagne
croissance d'ailes mêlées d'orties et de lilas, serais-je capable de rester planté sous ton regard, objet de foi,
je me réveille une sonnerie aboie, seul et l'ombre de l'aube sur les toits,
sur ta gorge je me rendors.
Rien de neuf sauf mon corps, on passe du dedans au dehors, sueur, le soleil accroche le sol, entourés des visages absorbés que le travail console ou abats, la machine à café en fuite permanente ou en panne, je prends mon temps que l'on se donne; pour me perdre à quatres roues à la recherche d'un océan d'automne, il faut aller voir chaque vallons creusés, entre les alpes et leurs sommets, à moins qu'il faille aller la chercher à la sortie de l'école... ha bon t'es daron? Bah ouai sans bague, célibataire, je m'écartèle parles-en aux daronnes qui ne s'arrêtent jamais sur ton champs de vision, mais cela n'empêche pas que je sois bon garcon, je répète les sacrifices de mon monde: on m'a transmis l'humiliation du jugement dernier de l'argent, bien sur que l'argent n'est pas une idole, mais je ne soumettrais pas ma fille au jugement dernier de l'argent; là elle dort, son souffle me fait penser à autre chose, objet de foi, mon oreille collé à sa porte, maintenant face à une feuille blanche, dans un salon qui me sert de chambre, je me mets à ressentir une autre âme, son regard s'impose, venue de plus loin que l'horizon que l'on apercevoit depuis les alpes et leurs coupoles, rien d'exceptionnel tu me diras,
une âme humaine somnole autour d'images folles qui s'amalgament,
mais certain de ma patience
je lui promets que je ne joue pas au jeu des apparences, de l'univers à mon poignée il n'y a qu'un mouvement,
qu'elle n'oublie pas je n'oublierai jamais
depuis des années mon humanité survole
comme un oiseau quelconque survole un fraisier,
et le goût acide de cette âme renforce ma réalité.
Enfouies ma foi quelque part d'étroit, entre ton souffle et toi
sur ta gorge le sommeil me gagne,
sous ce bosquet, un fraisier, je me déterre à mon émoi
sur ta gorge le sommeil gagne
croissance d'ailes mêlées d'orties et de lilas, serais-je capable de rester planté sous ton regard, objet de foi,
je me réveille une sonnerie aboie, seul et l'ombre de l'aube sur les toits,
sur ta gorge je me rendors.
