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Poème écrit par Klapitt

Les dents

Hier, je t'ai perdue. dès lors que je souris,
Je sens s'être envolé un bout de mon enfance.
L'iconique rongeur, la petite souris,
A collecté son dû. les dents, c'est sa kiffance !

Chapardeuse et discrète, elle a chipé, sans bruit,
L'incisive caduque, et sans être attrapée.
J'avais semé, pourtant, des pièges dans la nuit,
À coups de bon gruyère et de tomme râpée.

Je n'ai rien entendu, et pourtant j'ai veillé !
Mais elle a patienté, jusqu'à ce que je dorme,
Pour grimper dans mon lit, et sous mon oreiller,
Pour y cueillir la dent bonne pour la réforme.

La souris n'a laissé qu'une pièce d'un franc.
J'aurais pu m'acheter un lot de dentifrice
Mais je les ai gâtées bien plus en leur offrant
Des bonbons conduisant l'émail au sacrifice.

A chaque dent perdue, j'ai dépensé les sous
Et j'ai troué les sœurs, avec des sucreries,
Abîmées en surface et noircies en dessous,
Jusqu'à en compter moins que de grosses caries.

Qu'elle est loin l'innocence où j'aimais voir tomber
Mes chères dents de lait à force de largesse !
Je compte maintenant les dents qu'il faut plomber
Dont quatre superflues et pourries de sagesse !
Je ne parviens pas à supprimer le doublon... désolé

Tous droits réservés © Poème posté le 19/09/2024 par Klapitt

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