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La fuite des jours
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Qu'étais-je, il ya vingt ans
Que ce feu trop follet
Pour n'être maintenant
Qu'aux genoux des chenets.
Je n'ai plus à cette heure
Cette vive chaleur
Pour fair' feu de tous bois
Et rester sur le tas.

Car la fuite des jours
Est c'est vrai sans retour
Et le compte à rebours
S'effectue sans détour

J'ai beau faire le drôle
Dans mes farces à jouer,
C'est moi qui tiens le rôle
Du dindon bien grugé.
Mon corps est plus pesant
Et malgré tout mon zèle
Bien dur est mon élan
Et mon vol bat de l'aile

Car la fuite des jours
Est c'est vrai sans retour
Et le compte à rebours
S'effectue sans détour

J'ai beau fermer les yeux,
Me mentir à moi-même
Je dois devenir vieux
Tant maintenant je peine.
Je peine et puis je souffre
Mais les excès se payent
Et m'approchant du gouffre
La vie devient moins belle

Car la fuite des jours
Est c'est vrai sans retour
Et le compte à rebours
S'effectue sans détour...
Une petite note de mélancolie qui m'est peu familière mais que Jean-Marie a voulu mettre en exergue avec cette composition musicale.

Un grand merci à Fan de m'avoir soutenu dans cette épreuve de l'interprétation.

G

© Poème posté le 03/10/2010 par Louis Vibauver

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