Dans les bras des muriers applaudissent les oiseaux
A l’ombre des cheveux des lilas qui sont morts.
Mais la folie de vivre au jardin danse encore,
Le grand bal du printemps chante dans les ruisseaux.
Là les hortensias de Barbara côtoient
Rhododendrons de Greco et pins de Montand.
Au soir, soleil de nuit, la lune rayonne, charmant
Papillons, scarabées, au cœur des Gunnera.
Pensées imaginaires y perlent au matin,
Les saisons se mélangent dans le grain du dessin
D’où des cadavres exquis surgissent des pianos.
Assis sur l’étagère d’une bibliothèque,
Dinent Apollinaire, Aragon et Sénèque,
Inventant des paroles à l’œuvre de Miro.
©PapaOurs
