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Poème écrit par Arbretiers

La jouissance

Je
jouissance, je
jouissance,
pour certains je sombre pour d'autres je dérive,
je dis que je brouillonne comme Dieu devine,
récepteur du changeant sens simplifié du vivant,
mais là je jouissance, je jouissance,
Je
jouissance, je
jouissance
couronne d'encre effleure mon front,
Là je jouissance,

Mais là
déborde de mon âme ce qu'à jamais invisible aux comptes à rendre,
pleine ou creuse la richesse est vide ni sera à la vente,
un jeune me dit qu'il n'échangera jamais d'argents contre son temps,
mais derrière l'argent se cache toujours enfouie l’œuvre des autres,
merde,
rappelles-moi que la liberté à un prix,
que quand il n'y en a pas on est plus proche du gogole que du centime,
rappelles-moi que nous sommes tous des sculptures de la main d'autruie,
La valeur du temps et de l'argent le résultat d'un faux élan de malices,

Commence le jour, j'ouvre les yeux
le constat d'un amour assoupi
je les referme, cette image me renvoie
à l'océan pacifique,
Jamais je n'aurais cru réaffronter la solitude
après avoir fondé une famille,
je suis un jardinier devant des ruines
en attente de pluies
patiemment que s'imperméabilise
le radeau qu'il nomme navire

C'est pour ça
pour certains je sombre pour d'autres je dérive,
je dis que je brouillonne comme Dieu devine,
récepteur du changeant sens simplifié du vivant,
mais là je jouissance, je jouissance,
Je
jouissance, je
jouissance
couronne d'encre
effleure mon front,
Là je jouissance,
jouissance,
jouissance

Pour certains je sombre pour d'autres je dérive
et l'Homme me sauve
je ne connais aucun tronc qui contre la force du courant ne se maitrise,
je ne parle jamais au conditionnel
langue morte au présent de nos trippes
j'ai de bonnes intentions ou de mauvaises
tout dépendera des mots que le poète choisit

Le poids du regard de l'autre déforme le temps, on se parle
entre deux grimaces apparaissent les rides de l'âge,
Les autres émotions te sculptent une chaise ou une paillasse
assigné à s'asseoir dans un décor d'évantails
la densité de son moi s'allège ou se rétrécit au sens large
certains se transforme en graines, ou en étoiles,
d'autres en feu d'artifice,
je suis une âme seule, je me crois libre de m'accueillir,
le temps, l'argent, le vœux de tourner sans regret les pages de la vie
en ce moment je pense aux enfants
comme un jardinier pense aux terres arables des nuages,
faire un pacte avec le sol de la terre avant de partir
pour obtenir l'éternité, avec ou sans substances,
dans tout les cas les molécules de mon corps nourriront un jours dans une forêt une plante,

Certains jours je suis sous le soleil, certains autres il ne me semble pas le reconnaître,
fruit biologique de la première étincelle
de laves est né l'eau et tout les dangers qui me hantent

En étoile sur l'océan je tombe
amoureux, moi?
Depuis l'enfance
les hormones me font percevoir un rayon qui scinde la peau des autres
je déteste que tombent vos météorites érrantes
car à la fin de la journée, la mer en furie m'épuise

Les mots me manquent je ne défendrais pas ma dérive
l'amour que tu me fais produire et qu'au ciel je renvoie,
la fatigue de ce travail sans repos ni mérite
sans instance de jouissance,
je suis amoureux d'une femme sans avenir
une terre de roche stérile sans son abondance,
elle inonde le trou béant qui se déchire à la naissance d'un enfant,
du dérive des continents elle s'agite,
car son homme est sans espérance maintenant, trop occupé à bercer le gosse dans ces bras,
je souffre que notre présent ne précède jamais son vide,
Combien de temps vas tu donc rester assise?
A déborder de tempêtes un océan qui grandit?
Un éclair t'indiqueras des pistes
pour qu'un jour toi et ton enfant vous vous remettiez à faire pousser des forêts sur une île.

Tous droits réservés © Poème posté le 10/09/2024 par Arbretiers

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