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Malgré Rossini



C’est la saison, pourtant je n’ai vu l’hirondelle,
A peine un martinet qui fouettait, du canal,
La surface, en ce printemps de pluie, automnal,
La boussole des passereaux semble en dentelle.

L’on ressent l’élément quand s’acharne et martèle
Un signe de plus en plus clair à rendre fol
Le bipède qui, naguère, écoutait l’envol
De la grive ; elle finirait sur sa tendelle.

La pie, oh oui, la pie, on en voit toujours mil,
Et son reflet bleuté, qu’on la croit toujours belle ;
Mais malgré Rossini, son chant de crécerelle,
Je m’obstine à penser que son trille est si vil…

Puis en chaque saison, le corbeau, la corneille,
Ces gros oiseaux à la robe noire et mortelle !
De ces anges du ciel, ainsi ne reste-t-il
Qu’un boucan ? Qu’arrive un bec-en-sabot du Nil !

© Poème posté le 01/09/2024 par Lau

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