Lespoetes.net

La poésie sur internet

Précédent Suivant

Le Gnomon

L’horizon s’agrandissait de nuages blancs
Sous un vent vague, et la prairie emmiroitée
Tremblait de chaleur ouatée…
J’étais là, les bras ballants,

Dans la solitude absolue offerte au monde ;
J’ai senti le temps qui s’ouvrait comme un fruit mûr…
Et j’étais l’ancien lémur,
L’œil si rond qu’une seconde !

Moi, style aigu du cadran solaire, implanté,
Invisible rostre, au ménisque planétaire,
Je n’en ai pu que me taire.

Je suis, depuis lors, hanté

© Poème posté le 30/08/2024 par Salus

...
× Illustration agrandie