Le Gnomon
L’horizon s’agrandissait de nuages blancs
Sous un vent vague, et la prairie emmiroitée
Tremblait de chaleur ouatée…
J’étais là, les bras ballants,
Dans la solitude absolue offerte au monde ;
J’ai senti le temps qui s’ouvrait comme un fruit mûr…
Et j’étais l’ancien lémur,
L’œil si rond qu’une seconde !
Moi, style aigu du cadran solaire, implanté,
Invisible rostre, au ménisque planétaire,
Je n’en ai pu que me taire.
Je suis, depuis lors, hanté
Sous un vent vague, et la prairie emmiroitée
Tremblait de chaleur ouatée…
J’étais là, les bras ballants,
Dans la solitude absolue offerte au monde ;
J’ai senti le temps qui s’ouvrait comme un fruit mûr…
Et j’étais l’ancien lémur,
L’œil si rond qu’une seconde !
Moi, style aigu du cadran solaire, implanté,
Invisible rostre, au ménisque planétaire,
Je n’en ai pu que me taire.
Je suis, depuis lors, hanté
