Son corps est maladroit, ses cheveux argentés.
La lune gonfle la mer de rouges réminiscences,
Comme ses souliers jadis chantant sur le pavé
Des ruelles puis du port d’où les amours s’élancent.
On devine dans ses yeux à la couleur voilée,
Qu’il y a longtemps déjà qu’elle sait le verbe aimer.
C’est un destin marin qui danse sous ses paupières
Aux traits fins fatigués, sensibles d’un Richter.
La terre a façonné à son cou, ses poignets,
Ses doigts, des métaux précieux, des serments secrets,
Que le sable en roulant fait chanter doucement.
La mer a effacé, sous ses hanches la beauté
De ses jambes brisées, flottant dans les marées.
Elle écoute, allongée, les rires de ses enfants.
©PapaOurs
