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Poème écrit par Lau

Accompagnés

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Avant que notre bouche eût l’idoine finesse
Pour émettre les sons de mots articulés,
Nous prîmes des oiseaux ou d’autres ongulés,
Les restes d’os blanchis ; d’un pic ou d’une ânesse.

Quitte à représenter, l’émotion, la détresse,
Face à l’amour naissant, face aux tristes mort-nés,
L’on vit quelques chamans et quelques vahinés
Taper sur le vélin, accrocher à leur tresse

Un bois comme un losange en imitant le vent ;
Voilà que, comme un ange, apparaissait le rhombe,
Apaisant la douleur qui flânait sur la tombe.

Et puis demain voyait le jour d’un autre enfant
Et c’est aussi le trou qu’on perce pour la flute
Quand la musique allie un plaisir à la lutte.

Tous droits réservés © Poème posté le 25/08/2024 par Lau

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