Au ras du ciel
Comme un voilier part et se perd
Ouvrant ses ailes sur la brise,
Ainsi cet artiste stylise
Tout un angle ignoré de mer.
Son art n’a pas d’autre horizon
Que celui d’inouïs voyages
Où il vogue sans équipage
Seul capitaine et moussaillon.
Monté là-haut sur le grand mât,
La main portée à ses sourcils,
Émerveillé par son exil,
Il crie en bas tout ce qu’il voit.
Descendu sur le bastingage
Qui a l’aspect d’un calepin,
Il pose ses alexandrins
Encore indécis sur sa page.
Il les décrasse et les corrige
A grands coups de seaux purifiants
Où écument ses sentiments
Dans une sorte de vertige.
Puis il en jette l’eau usée
Quand sa croisière se termine,
Que les frissons de sa poitrine
Ont fini de se déverser.
Parvenu à destination
Dans le port où il fait escale,
De sa trace écrite finale
Il fait à des chalands le don
Avant de retrouver heureux
La solitude maritime
Au gré d’un océan intime
Qu’il interroge encore un peu.
Son âme ainsi fait la conquête
Du soleil de sa liberté :
Au fil de l’eau va le poète
Au ras du ciel vit sa pensée.
Ouvrant ses ailes sur la brise,
Ainsi cet artiste stylise
Tout un angle ignoré de mer.
Son art n’a pas d’autre horizon
Que celui d’inouïs voyages
Où il vogue sans équipage
Seul capitaine et moussaillon.
Monté là-haut sur le grand mât,
La main portée à ses sourcils,
Émerveillé par son exil,
Il crie en bas tout ce qu’il voit.
Descendu sur le bastingage
Qui a l’aspect d’un calepin,
Il pose ses alexandrins
Encore indécis sur sa page.
Il les décrasse et les corrige
A grands coups de seaux purifiants
Où écument ses sentiments
Dans une sorte de vertige.
Puis il en jette l’eau usée
Quand sa croisière se termine,
Que les frissons de sa poitrine
Ont fini de se déverser.
Parvenu à destination
Dans le port où il fait escale,
De sa trace écrite finale
Il fait à des chalands le don
Avant de retrouver heureux
La solitude maritime
Au gré d’un océan intime
Qu’il interroge encore un peu.
Son âme ainsi fait la conquête
Du soleil de sa liberté :
Au fil de l’eau va le poète
Au ras du ciel vit sa pensée.
