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Mémoire de prairies VII
1

Lorsque du larmier de la nuit
le blanc linceul de brume s’étend
Jusqu’au menton des collines
Les songes tressés de peurs
Ou embaumés de flouve et de sainfoin
Sous les paupières d’anciens troupeaux
(Rumineurs de brise
Dans les vaines-pâtures
berçant l’ombre des trembles
entre leurs cornes,
almées dansantes dans les
liqueurs ascendantes du soleil)
Remontent parfois du registre des herbes
À moins qu’ils ne déferlent
De la mémoire déployée des papillons.
Dans les herbes éternelles
Repose l’ossuaire des empreintes.
Dans les carreaux des fenêtres de campagne
Fleurissent d’immuables jardins
Dessinés en secret à d’anciennes épousailles
De fumier et de terre.

© Poème posté le 31/07/2024 par Hurlevent

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