Je ne peux plus voir ces corps décharnés,
Ces souffrances, aux cris accompagnés,
Cette déchéance, qui sera mienne
Même en blouse blanche, quoi qu’il advienne !
Et ces râles ! Qui résonnent au loin
Dans les couloirs vides et sans témoin.
Consoler, rassurer quand mon cœur saigne,
Que la mort miroite mais les dédaigne.
Les contempler attendre leur issue,
La mort s’amuse comme une sangsue
A pomper lentement leur existence,
Jusqu’à l’heure douce de la sentence !
Et je ne veux plus attendre leurs morts
Qui ravivent chaque fois mes remords !
