Pour Maastricht et Nimègue
Madame la Honte était italo-espagnole
et son mari un mélange de bataves fringants.
En une salle de bal chantant la Carmagnole
naquît le crâne brun du roi des flamingants,
comme l'eut promis avant monsieur Fouquier-Tinville :
une flaque de sang et une nappe de bile.
Le maître de la Flandre dans son lange Belgien
pleurait du bout du nez et se taillait les joues.
L'enfant de la péninsulaire et du père phrygien
tenait Anvers et Bruges et Gand sous son joug ;
il sortit de leurs tombes la Frida, la Margot,
et fit des wallons des locuteurs d'argot.
L'Ardenne dans sa forêt fourrait ses abajoues
et sonnait le clairon du peuple varangien ;
le Flamand hurlait comme dans le Péloponnèse :
"Que le cheval blanc au crachat stygien
qui vous supportera de Dinant à Courgeoût
vous noie dans son crin et ses larmes lyonnaises !
Que le vent qui vous pousse au Paris du fleuret
vous fasse tomber dans l'ombre de sa caverne !
Que les soldats suisses sortant de leur caserne
vous cachent et vous égorgent dans leur prieuré !"
Le Haguais se réveilla et se mit à pleurer
dans les bras de sa mère ; il sentait la luzerne.
et son mari un mélange de bataves fringants.
En une salle de bal chantant la Carmagnole
naquît le crâne brun du roi des flamingants,
comme l'eut promis avant monsieur Fouquier-Tinville :
une flaque de sang et une nappe de bile.
Le maître de la Flandre dans son lange Belgien
pleurait du bout du nez et se taillait les joues.
L'enfant de la péninsulaire et du père phrygien
tenait Anvers et Bruges et Gand sous son joug ;
il sortit de leurs tombes la Frida, la Margot,
et fit des wallons des locuteurs d'argot.
L'Ardenne dans sa forêt fourrait ses abajoues
et sonnait le clairon du peuple varangien ;
le Flamand hurlait comme dans le Péloponnèse :
"Que le cheval blanc au crachat stygien
qui vous supportera de Dinant à Courgeoût
vous noie dans son crin et ses larmes lyonnaises !
Que le vent qui vous pousse au Paris du fleuret
vous fasse tomber dans l'ombre de sa caverne !
Que les soldats suisses sortant de leur caserne
vous cachent et vous égorgent dans leur prieuré !"
Le Haguais se réveilla et se mit à pleurer
dans les bras de sa mère ; il sentait la luzerne.
