L'Être sur l'aube
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Sous le vent qui s'enrobe aux parfums de mon cœur,
Aux racines de l'aube le jour est une fleur,
Qui couve de sa robe l'essor de nos couleurs,
Et boit ce qui dérobe, toutes joies à nos pleurs
Sur les rochers de l'âme, la mémoire de l'eau,
Reflète le sésame qui ouvre ces halos,
De rêves dont les brames, plus lointains et plus beaux,
Recomposent leur gamme en pétales de flots
Rosée, ta joue respire ! Fœtus ; eau de lumière !
Ma peau te veut sourire et t'ouvrir à ma terre,
Quand le Soleil s'étire en embrassant la mer,
Accouche de mes rires épanouis dans l'air !
Mes yeux sont ces enfants que berce l'océan -
Vague et ténu printemps qu'emporte le levant,
Vogue été nu plongeant au fond des cieux séants,
Sur l'horizon peignant son aile, au firmament
Des plumes - leurs oiseaux, dessinent dérivant,
Sous le rose-abricot scellant au bleu céans,
Des reflets en rouleaux de pennes soulevant,
En somptueux rideau, l'azur nous dévoilant
