Un dimanche d'été
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Quand il me cognait sur l’armoire
Dans une pluie de mots rageurs
Qui hantent toujours ma mémoire,
Il revenait m’offrir des fleurs.
Devant mon arcade entaillée,
Mes bras ou mes jambes meurtries,
En excuses il se confondait
Derrière ses bouquets brandis.
« Je t’aime tant et je regrette,
Ne me quitte pas s’il te plaît »
Voilà l’imploration inquiète
Qui voilait ses yeux embués.
Il savait y faire mon homme
Car émue je lui pardonnais
Jour après jour les hématomes
Que doucement il embrassait
Mais j’avais peur et j’étais lasse
De ce règne d’un vent tyran
Qui autrefois avait la face
D’un léger zéphyr caressant.
Ce jour-là, dimanche d’été,
Pour presque rien, un désaccord,
Il m’a saisie, a étranglé
Mon cou trop longtemps et trop fort.
« Je t’aimais tant et je regrette,
Tu es mon amour à jamais »
Voilà la phrase de poète
Qu’il a fait simplement graver
Dessus la stèle où je repose
Et qu’il visite je le sais
Puisqu’elle est embellie de roses
Chaque dimanche de juillet.
Dans une pluie de mots rageurs
Qui hantent toujours ma mémoire,
Il revenait m’offrir des fleurs.
Devant mon arcade entaillée,
Mes bras ou mes jambes meurtries,
En excuses il se confondait
Derrière ses bouquets brandis.
« Je t’aime tant et je regrette,
Ne me quitte pas s’il te plaît »
Voilà l’imploration inquiète
Qui voilait ses yeux embués.
Il savait y faire mon homme
Car émue je lui pardonnais
Jour après jour les hématomes
Que doucement il embrassait
Mais j’avais peur et j’étais lasse
De ce règne d’un vent tyran
Qui autrefois avait la face
D’un léger zéphyr caressant.
Ce jour-là, dimanche d’été,
Pour presque rien, un désaccord,
Il m’a saisie, a étranglé
Mon cou trop longtemps et trop fort.
« Je t’aimais tant et je regrette,
Tu es mon amour à jamais »
Voilà la phrase de poète
Qu’il a fait simplement graver
Dessus la stèle où je repose
Et qu’il visite je le sais
Puisqu’elle est embellie de roses
Chaque dimanche de juillet.
