L'été
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Quand la nuit lourde et orageuse rançonne l'été
Au-dessus des pensées chues , la lune éphèmère
Éclaircit nos rêves, demain se remercie
Frissonnant sur hier repu de sommeil
S'enlacant de souvenirs au raï opportun.
Les rêves mutins confiés sur un secret de soie,
Enlacent dans les draps les peurs sourdes,
Jusqu'au fond du lit, ses oeuvres sans tain.
Le rayon de lune se glisse sur l'ombre du mur.
De sombres pensées effleurent la nuit solitaire,
A ses pensées, des silhouettes inclinent leur corolle,
Vers les prémices solitaires au teinte esseulée.
L'écho du vide cadence l'ennui incertain,
À ses mensonges sculptés sur l'oreiller.
Quand la nuit lourde et orageuse rançonne l'été
