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Là, le monde
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Au creux des montagnes sous le jour effaré

Survivent les arbres longtemps ignorés

Aux fragiles lueurs des jours qui se passent

C’est avec cœur qu’ils surgissent des impasses

Les corps-et-âmes qui marchent constamment

Une auréole à la main, sur le dos un enfant

Des morceaux d’humanité tombant de leurs poches

La liberté en souvenir ou une vague ébauche.

À l’instant les pieds sur la terre meuble

Ils voient loin et leurs yeux sont des phares allumés

Aux contrastes tangibles dans le vaste monde aveugle

Qui regarde chaque instant des vies déracinées.

Et là mer emporte des passés à venir et le ciel l’observe sans rien dire

Et le sel ronge alors les avenirs avortés, les nuages en linceul viennent se reposer.

© Poème posté le 01/07/2024 par Keilia

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