Là, le monde
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Au creux des montagnes sous le jour effaré
Survivent les arbres longtemps ignorés
Aux fragiles lueurs des jours qui se passent
C’est avec cœur qu’ils surgissent des impasses
Les corps-et-âmes qui marchent constamment
Une auréole à la main, sur le dos un enfant
Des morceaux d’humanité tombant de leurs poches
La liberté en souvenir ou une vague ébauche.
À l’instant les pieds sur la terre meuble
Ils voient loin et leurs yeux sont des phares allumés
Aux contrastes tangibles dans le vaste monde aveugle
Qui regarde chaque instant des vies déracinées.
Et là mer emporte des passés à venir et le ciel l’observe sans rien dire
Et le sel ronge alors les avenirs avortés, les nuages en linceul viennent se reposer.
Survivent les arbres longtemps ignorés
Aux fragiles lueurs des jours qui se passent
C’est avec cœur qu’ils surgissent des impasses
Les corps-et-âmes qui marchent constamment
Une auréole à la main, sur le dos un enfant
Des morceaux d’humanité tombant de leurs poches
La liberté en souvenir ou une vague ébauche.
À l’instant les pieds sur la terre meuble
Ils voient loin et leurs yeux sont des phares allumés
Aux contrastes tangibles dans le vaste monde aveugle
Qui regarde chaque instant des vies déracinées.
Et là mer emporte des passés à venir et le ciel l’observe sans rien dire
Et le sel ronge alors les avenirs avortés, les nuages en linceul viennent se reposer.
