Mémoire de Prairies III
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C’est afin qu’on ne t’oublie pas
Que chaque Mai après les frimas
Tu recouvres de vagues fleurissantes
La traîne de la saison finissante
Que chaque été que le soleil foudroie
La terre féconde tu poudroies
De profuses averses de graines
Car tu crains la forêt riveraine
Et ses ailés porteurs de lisières
Ce qu’on lui prît naguère
Jamais vois-tu elle ne l’oublia
Des géants la chute et le fracas
L’écho des haches à l’unisson
Et dans le sous-bois profond
Le pleur du bois qui résonne
A travers les hautes colonnes
Elle a la mémoire du charbon
Blottie dans tes bas horizons
Elle rêve d’un ancien empire
Elle a des rêves de Mélampyres
Dessous sa verte ombrière
Nulle clairière, nul libre arpent
Pour tes libations de lumière
C’est pourquoi tu attends
Que le paysan de sa faux
Te console à nouveau
Que chaque Mai après les frimas
Tu recouvres de vagues fleurissantes
La traîne de la saison finissante
Que chaque été que le soleil foudroie
La terre féconde tu poudroies
De profuses averses de graines
Car tu crains la forêt riveraine
Et ses ailés porteurs de lisières
Ce qu’on lui prît naguère
Jamais vois-tu elle ne l’oublia
Des géants la chute et le fracas
L’écho des haches à l’unisson
Et dans le sous-bois profond
Le pleur du bois qui résonne
A travers les hautes colonnes
Elle a la mémoire du charbon
Blottie dans tes bas horizons
Elle rêve d’un ancien empire
Elle a des rêves de Mélampyres
Dessous sa verte ombrière
Nulle clairière, nul libre arpent
Pour tes libations de lumière
C’est pourquoi tu attends
Que le paysan de sa faux
Te console à nouveau
