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La Nymphe de l'étang
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Parmi l'onde vêtue aux vertus de son teint
Dans un rêve perdu entre hier et ses mains,
J'éclos d'une inconnue butinant ses satins,
Et portant à ma vue les nues de son jardin

L'eau se baigne auprès d'elle jusqu'à humer sa peau,
Qui plisse sensuelle la courbe de ses flots
Et froisse sur l'autel de mes pensées bateau,
Ces parfums qu'elle épelle à la source des maux

La chute de ses reins sait l'exquise promesse
Où s'ouvre le chemin d'une intime caresse,
Qui glisse de son sein ferme et luisant de liesse,
Au creux de son bassin, callipyge déesse !

Ses hanches me ruissellent déversent un bouquet,
Au buisson de dentelles clairsemées de rosée
Qu'embrassent mes prunelles, et mimant son toucher :
Je Suis... la gestuelle que son épaule vêt

Mais la bouche d'un ciel florifère où je pleus
Dépose en grand mes ailes à l'orée de ses yeux,
Et je plonge éternel au fond bleu de ses cieux
D'où m'aspire ou m'emmêle, le vent de ses cheveux

Est-ce là son sourire qui semble m'épeler
Appeler mon désir et le sien proclamer ?
Moi qui n'ai nul empire pour si bel empyrée,
Que ce rêve n'expire que dans l'Éternité !

Ô prison des halos que mon torse défait
Je te brise si tôt pour cette vérité,
Et nos lèvres bientôt dans l'aura de beauté,
Qu'elle épand piano dans le moindre reflet

En surface ce lien nous tissant de plus belle,
Se noie pour vivre enfin nous prolongeant charnels :
M'épouse son divin ; elle déflor' rebelle,
Tout un printemps qu'en vain, j'aurais cueilli pour Elle


Tous droits réservés © Poème posté le 27/06/2024 par Brindharmonie

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