Le vent aime les poètes
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Il est cet être que le vent appelle
Pour exprimer le frisson des vallons
Quand le jour descend, que la nuit constelle
La nuit de mille mystères profonds.
Qu’orage tonne ou que soleil rayonne,
Pour lui la Terre est bleue comme une orange*,
L’herbe parfois rit et le caillou sonne,
Ses mots bilingues tutoie la mésange.
L’élan le porte aussi bien vers les hommes
Qui tentent d’en bas rejoindre les cimes,
Face à eux-mêmes, au pas d’un métronome
Qui les reclut sur leur planète infime.
Planant de hautes crêtes en crevasses
Où glisse une joie, où coule une peine,
Il fouille ainsi les sillons de l’espace
Qui cachent l’heur et la misère humaine.
Le réel s’envole ainsi qu’une brume
Selon les accès de sa fantaisie,
Il éteint le ciel, ici le rallume,
Souvent l’éclaire, parfois le noircit.
Il va partout où la brise l’invite,
Son sort est heureux et digne d’envie :
L’horizon qui pour lui est sans limite
Est asservi à l’art de son génie.
Ses poèmes sont froissés de dentelle
Tels des embruns qu’il délie de l’écume…
Voilà pourquoi toujours il le rappelle:
Le vent aime le poète et sa plume.
* Clin d'oeil à Paul Eluard
Pour exprimer le frisson des vallons
Quand le jour descend, que la nuit constelle
La nuit de mille mystères profonds.
Qu’orage tonne ou que soleil rayonne,
Pour lui la Terre est bleue comme une orange*,
L’herbe parfois rit et le caillou sonne,
Ses mots bilingues tutoie la mésange.
L’élan le porte aussi bien vers les hommes
Qui tentent d’en bas rejoindre les cimes,
Face à eux-mêmes, au pas d’un métronome
Qui les reclut sur leur planète infime.
Planant de hautes crêtes en crevasses
Où glisse une joie, où coule une peine,
Il fouille ainsi les sillons de l’espace
Qui cachent l’heur et la misère humaine.
Le réel s’envole ainsi qu’une brume
Selon les accès de sa fantaisie,
Il éteint le ciel, ici le rallume,
Souvent l’éclaire, parfois le noircit.
Il va partout où la brise l’invite,
Son sort est heureux et digne d’envie :
L’horizon qui pour lui est sans limite
Est asservi à l’art de son génie.
Ses poèmes sont froissés de dentelle
Tels des embruns qu’il délie de l’écume…
Voilà pourquoi toujours il le rappelle:
Le vent aime le poète et sa plume.
* Clin d'oeil à Paul Eluard
