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Convoitise de muse
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Là où se transforme la nuit, d'une opale craintive,
où des plaisirs malins, s'échappent des murmures,
quand mes mains badines caressent votre parure,
que le soleil fait vivre dans des tons de lumière vive.

Se diaprent alors, les reflets du plus précieux accord,
en ce nouveau matin, à l'heure même ou l'air paresse,
d'en découvrir l'enjeu dans de toutes autres caresses,
dans l'harmonie des silences dont se berce nos corps.

Se moire dans un halo précieux, une immobile errance,
que peuvent avoir, la douceur du lin, la flagrance de soie,
où son attrait alors demeure et que mes doigts tutoient,
dans l'oubli de l'ennui qui se nourrissait de son absence.

Puis l'instant aura alors raison, d'une toute étrange trêve,
sans même savoir ce que ma plume, elle-même décidera,
en un tout autre regard naissant sur les pages d'un opéra,
au galbe de dame lune se noyant dans une nouvelle sève.

Alors, afin que le jour inonde encor mes très nombreux matins,
avant même, que la terre se parfume du printemps qui s'élève,
que l'hiver inhospitalier, m'emporte vers de bien étranges rêves,
je garderai, au plus profond de ma mémoire, toujours son satin.

© Poème posté le 09/06/2024 par Okami

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