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Un monde menacé,
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Les caresses du vent m’amènent des senteurs
Siégeant dans ma mémoire depuis la nuit des temps.
À quel point j’aimerais rester toujours l’acteur
De ces divins plaisirs dans d’éternels printemps.

La joie vive d’entendre les mélodies d’oiseaux,
Venant me fasciner au cours de promenades,
Enthousiasme ma vie au calme d’un ruisseau
S’écoulant, calmement, profitant des aubades.

La belle coccinelle vient me montrer son âge
Imprimé en points noirs sur ses deux ailes rouges.
Symbole de la chance, ou de mouvements sages,
Qui donne le bonheur, quand là, plus rien ne bouge.

Soudain, la musaraigne, qui met son nez partout
S’enfuit, rapidement, à l’écho de mes pas.
Là-haut un écureuil, le sauteur risque-tout
Me défie, fallacieux, en gardant ses repas.

Ma vie garde ces vies au profond des forêts
Comme la propriété d’un monde menacé.
Dernier endroit sauvage cerné de ronceraies
Que mon cœur amoureux ne veut pas agencer.


Écrit par Daniel LEFEBVRE
Le 28.05.2024
Tous droits réservés ©

© Poème posté le 30/05/2024 par Lefebvre

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