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Forever Jung
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Impressions, souvenances,
Qui, en substance, planantes,
Se délitent en fragrances,
Tenaces et lancinantes.

La rotonde parcourue,
Par foulées vagabondes,
L’existence me parut,
Etre une milliseconde.

Comme, une foule, parcourue,
De ferveurs religieuses.
Des fièvres contagieuses
Des pouilleries des rues.

Latitudes sans hivers,
Rochers du bout du monde,
Décharges à ciel ouvert,
Refoulements immondes.

Déchets de poissons frits,
De poulets mexicains,
Brouets américain,
Et influences cainfries.

Odeurs de pneus brûlés,
Et de poussières brûlantes,
Poitrines brunies halées,
Et démarches insolentes.

Le soleil au zénith,
La chaleur suffocante,
Doigts poissés de granite,
Humeurs déliquescentes.

Mastards en débardeurs,
Gringalets en claquettes,
Marlous et trimardeurs.
Que la police rackette.

Ramasseurs de mégots,
Mendigots plébéiens,
Argot caribéen,
Et sabirs parigots.

Œil de biches affolées,
Ouverts à l’aventure,
Pousse- au- crime immatures,
Des cibiches mentholées.

Nicotine aux nuées
Mutines et goudronnées,
Ciel lacté et latences ;
La vacance par essence.

Douche de l’atterrissage,
Cauchemar éveillé,
Paris n’est qu’un mirage,
Me confie l’oreiller.

Turbin dans le coaltar,
Bain turc de mélasse,
Prégnance de Gibraltar,
Sous les ragots pugnaces.

© Poème posté le 27/05/2024 par Deshaiessaintes

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