Le droit du sol,
C’était pendant la guerre contre l’envahisseur
Mémoires des anciens à tout jamais meurtris.
Voilà, quatre-vingts ans que tous ces agresseurs
Sont perdus aujourd’hui, et se plient, tout contrit.
J’étais alors très jeune, insouciant de la vie.
J’aimais les bruits de bottes défilant dans les rues
Tous ces altiers guerriers me faisaient tous envie
Je voulais tous les suivre ces beaux soldats recrus.
Ma famille m’a dit que c’était des méchants
Qu’il fallût détester, c’était nos ennemis.
Autour de moi, pas d’homme, ils étaient militants
Au front des résistants qui n’ont jamais admis.
Les femmes travaillaient peureuses sous les bombes
M’inculquant mes devoirs de très bons citoyens.
M’entraînant pour prier devant toutes les tombes
Des martyrs combattants avec peu de moyens.
Aujourd’hui c’est là-bas que gronde la révolte
Contre l’envahisseur très imbu de pouvoirs.
Moi, je gueule toujours, je ne suis désinvolte
Devant l’hostilité qu’on ne peut concevoir.
Ils défendent leur ile comme nous en quarante
Mais nous n’acceptons pas cette mutinerie
Nous avons enterré avec d’autres beuglantes
Le droit divin du sol inaliénable à vie.
Écrit par Daniel LEFEBVRE
Le 21.05.2024
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