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L'ascension
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Mes yeux buvaient insensément le bleu,
Si lumineux, qu’il survivra dans ma mémoire
Tant l’horizon alors s’absentait, oublieux,
Si incertain où résonneront mes espoirs.

La roche murait le silence distendu,
Si épais, qu’il noiera le cri de mes pensées
Les échos de mon cœur augmentaient, éperdus
Si réels, que je ne saurais les oublier.

Sur son corps, à peine se découvrit une faille
Si profonde que toute lumière mourrait
Toute pierre jetée jamais ne put résonner,
Si immortelle sa course dans les entrailles.

Le sommet à chaque pas semblait reculer,
Si attendu, qu’il me paraît encor un rêve
Le jour sur ses pentes charnues s’éternisait,
Si merveilleux que tous ses ors neigent sans trêve
Souvenirs inaltérables d'une ascension.

© Poème posté le 16/05/2024 par Loren

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