Immanence
6
Mes mots sont choses qui s’enfuient,
Ton chant est chose permanente,
Bel oiseau blanc qui t’épanouis
Au plus sombre de ma tourmente.
Se replient à la fois sur moi
Tes ailes — opales brûlantes
Et l’eau de tes yeux de sous-bois
Dont j’ai bu la fraîcheur ardente.
M’enveloppant, le vent est bleu ;
Comme le manteau de la Vierge.
Le vent, le vent est de nuit bleu ;
Je ne lis plus les plis des berges.
Ma barge est celle du destin
Qui ne nous promet qu’à l’abîme ;
Le temps la convie aux lointains
Crépusculaires et ultimes.
Il faut que le marin se noie
Au mitan de son propre rêve
Et l’oiseau, toi qui tant flamboie,
Tu voleras vers d’autres grèves.
Ton chant est chose permanente,
Bel oiseau blanc qui t’épanouis
Au plus sombre de ma tourmente.
Se replient à la fois sur moi
Tes ailes — opales brûlantes
Et l’eau de tes yeux de sous-bois
Dont j’ai bu la fraîcheur ardente.
M’enveloppant, le vent est bleu ;
Comme le manteau de la Vierge.
Le vent, le vent est de nuit bleu ;
Je ne lis plus les plis des berges.
Ma barge est celle du destin
Qui ne nous promet qu’à l’abîme ;
Le temps la convie aux lointains
Crépusculaires et ultimes.
Il faut que le marin se noie
Au mitan de son propre rêve
Et l’oiseau, toi qui tant flamboie,
Tu voleras vers d’autres grèves.
