Les hobos-jours
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Mon patelin natal, seuls les cadavres y bougent,
Les poussières des sorcières des placards à balais,
Le sort y est jeté : trop veules pour être rouges,
Trop raides pour émarger aux bourges de Calais.
Un hameau rouge-brique, comme l'oncle dominical,
Dont les moustaches gauloises tombaient comme une sentence :
Selon les importances, l’on se tait ou l’on tance,
On se soumet aux triques des instances cléricales.
Ma veine sentimentale tranchait, écorché vif,
Il fallait, comme sésames, Cobain ou Hamelin,
Saisir au vol, hâtif, les clins d’œil du Malin,
L’urgence urbaine troublée des trouvères maladifs.
Je me suis fait la malle dans un break Citroën,
Toisant les frondaisons des troènes et des ifs,
Intercalant les psaumes de Léonard Cohen,
J’ai des calles dans les paumes, des oiseaux dans les tifs.
Les poussières des sorcières des placards à balais,
Le sort y est jeté : trop veules pour être rouges,
Trop raides pour émarger aux bourges de Calais.
Un hameau rouge-brique, comme l'oncle dominical,
Dont les moustaches gauloises tombaient comme une sentence :
Selon les importances, l’on se tait ou l’on tance,
On se soumet aux triques des instances cléricales.
Ma veine sentimentale tranchait, écorché vif,
Il fallait, comme sésames, Cobain ou Hamelin,
Saisir au vol, hâtif, les clins d’œil du Malin,
L’urgence urbaine troublée des trouvères maladifs.
Je me suis fait la malle dans un break Citroën,
Toisant les frondaisons des troènes et des ifs,
Intercalant les psaumes de Léonard Cohen,
J’ai des calles dans les paumes, des oiseaux dans les tifs.
Hobo est un terme nord américain désignant les vagabonds sautant de trains en trains... mais il est communément utilisé par des auteurs français.
