Ballade d'antan
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Ô temps passé, temps nourrissant
De l’enfance et de l’allégresse
Quand le bel âge fléchissant
S’enveloppe de la vieillesse
Et de ses maux envahissants
Tu nous séduis, tu nous caresses
De souvenirs étourdissants
On vivait alors de prouesses
De rêves bleus d’adolescent
De projets pleins de hardiesse
Et de lendemains grimaçants
Mais on a tous de la tendresse
Pour ce passé envahissant
Qui parfois s’ombre de tristesse
Ô vieux souvenir complaisant
Tu nous dérobes nos faiblesses
Et nos échecs retentissants
Pour ne garder qu’un palmarès
De lauriers toujours florissants
Quand l’avenir plein de promesses
Ne fut qu’un labeur incessant
De ces rêves qui disparaissent
Dans un automne finissant
Un seul a gardé sa jeunesse,
L’Amour à jamais renaissant
