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Mécanique
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Le ciel perce, vers la grande ourse ;
Un peu de bleu lui vient aux os ;
Dans la majesté de sa course
Sont des souplesses de roseaux,
Qui nous bercent, comme une nurse…

Le jeu roux de l'azur naissant
Ressuiera ce sang qui s’acharne ;
Fous, sous leur galop hennissant,
Les centaures déboulent ! Charme,
Ils sont le feu futur qu’on sent !

Un pan d’air là-bas se déchire,
Puis, suintant des horizons d’est,
On devine le jour qui gire ;
On se croirait sur l’Everest,
Et le monde est tel qu’une spire !

© Poème posté le 02/04/2024 par Salus

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