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Tu viens de partir
Me laissant seul
Je pleure sur ton linceul
Mais une Haute Aurotité t'a ordonné d'en finir.
D'abord tu as résisté puis obéi, tu as cessé de lutter
Contre la maladie et puis tu en avais marre
De toutes ces guerres, de ce tintamarre
Dégoûté, écœuré, depuis peu veuf, tu as fini par t'en aller.
Mais, je suis du genre positif et je sais
Qu'il ne s'agit là que d'un entracte
Ce n'est pas la fin du spectacle
Et qu'un jour nous allons nous retrouver.
Pour l'heure ce n'est pas un adieu,
D'ailleurs j'en ai horreur,
Cela m'a toujours fait peur,
Je sais que désormais au royaume des cieux
Tu brilleras encore comme tu l'as fait
Ici avec tes cabrioles et tes méfaits.
Un adieu n'est jamais vrai
On se retrouvera comme on a toujours fait.
Cet au revoir que l'on croit définitif,
N'est dans le contrat qu'un coup de canif.
Ca ressemble aux « au revoir » des vacances,
Tu t'en souviens celles de notre enfance.
Je m'efforce de garder les larmes dans mes yeux
Ca ne sert à rien de pleurer.
Je sais que l'on se retrouvera
Que les quatre cent coups on les refera.
Nous avons changé, vécu, aimé ensemble
Et même si aujourd'hui ma main tremble un peu
Je sais que nous courrons à nouveau les jupons ensemble
Il faut rester joyeux, ce n'est pas un adieu
Certes il y a bien ce pincement au cœur
Mais nous avons connu le bonheur
Ce n'est pas le cas de tout le monde
Mais d'ici peu de temps nous la referons la ronde
Allez, au revoir et à bientôt !lle=2]
