Printemps à Svalbard
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Sur cette île, la flore exquise et printanière
N’a jamais triomphé des fureurs du blizzard
Et le ciel invisible ou noyé de brouillard
Quelquefois se révèle aveuglant de lumière
Aux îliens claustrés de Svalbard
Or ce nouveau printemps, par un brusque caprice
- que réservent parfois les tourmentes polaires -
A posé ce matin, sur la glace de mer
Une jonchée d’arums, d’œillets et de narcisses
Natifs des givres de l’hiver
Comblés, émerveillés, les hyperboréens
Se repaissent sans fin du prodige fugace,
Rarissime ô combien, qui fait fleurir la glace
Comme un versant fécond des monts pyrénéens
Ou les étoiles dans l’espace
Voici qu’un rayon d’or soudain métamorphose
En bouquets flamboyants ces pétales glaciaires
Qui resteront gravés au cœur des insulaires
Plus longtemps qu’en nos cœurs l’abondance des roses
De notre flore coutumière
Svalbard est la ville la plus septentrionale de la Terre
N’a jamais triomphé des fureurs du blizzard
Et le ciel invisible ou noyé de brouillard
Quelquefois se révèle aveuglant de lumière
Aux îliens claustrés de Svalbard
Or ce nouveau printemps, par un brusque caprice
- que réservent parfois les tourmentes polaires -
A posé ce matin, sur la glace de mer
Une jonchée d’arums, d’œillets et de narcisses
Natifs des givres de l’hiver
Comblés, émerveillés, les hyperboréens
Se repaissent sans fin du prodige fugace,
Rarissime ô combien, qui fait fleurir la glace
Comme un versant fécond des monts pyrénéens
Ou les étoiles dans l’espace
Voici qu’un rayon d’or soudain métamorphose
En bouquets flamboyants ces pétales glaciaires
Qui resteront gravés au cœur des insulaires
Plus longtemps qu’en nos cœurs l’abondance des roses
De notre flore coutumière
Svalbard est la ville la plus septentrionale de la Terre
