J'écrivais des silences
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J’écrivais des silences
Au bord de mes lèvres
Qui déployaient leurs ailes,
L’oiseau franchissant le jour
Dans le suc du rêve.
Sur l’azur d’absoluité
Se perdait son cri
Lissant les plis de son âme.
J’écrivais des nuits
Dans l’embrasure des mots
Se fondant sur ma peau,
Le frisson courant
Dans l’encre inassouvie
Serrer contre soi ce réel
Avant que ne s’effiloche
Le tissu du ciel
Je notais l’inexprimable
Dans chaque grain
Retenant une larme
Refusant de mourir
Sur la paroi de verre.
Dans son reflux,
La marée rêvait encore
Je fixais les vertiges
Dans la cascade de sable
Extirpant l’oubli
Du battement du temps.
Le sablier en vie
Frémissait la vague
L’écueil de nuit se mourant.
Au bord de mes lèvres
Qui déployaient leurs ailes,
L’oiseau franchissant le jour
Dans le suc du rêve.
Sur l’azur d’absoluité
Se perdait son cri
Lissant les plis de son âme.
J’écrivais des nuits
Dans l’embrasure des mots
Se fondant sur ma peau,
Le frisson courant
Dans l’encre inassouvie
Serrer contre soi ce réel
Avant que ne s’effiloche
Le tissu du ciel
Je notais l’inexprimable
Dans chaque grain
Retenant une larme
Refusant de mourir
Sur la paroi de verre.
Dans son reflux,
La marée rêvait encore
Je fixais les vertiges
Dans la cascade de sable
Extirpant l’oubli
Du battement du temps.
Le sablier en vie
Frémissait la vague
L’écueil de nuit se mourant.
A partir de ces mots d'Arthur Rimbaud
...si beaux.
"J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable. Je fixais les vertiges. "
...si beaux.
"J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable. Je fixais les vertiges. "
