Le monde est à genoux
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Le monde est à genoux
Tout en pleurs, en prières,
Et je m’en vais debout
Au fin fond de la terre.
Il fait battre mon cœur
Au sein de ma poitrine
Et la fuite des heures
S’en évade en sourdine.
Combien de temps encore
Pourrai-je en profiter
Faisant nique à la mort
Pour que ma vérité
Traverse un peu partout
En quittant sans s’en faire
Les portes sans tabou
Cloisonnant l’univers ?
Alors, en me cachant
A l’abri des tourmentes
Qui séviront, faisant
Place aux vois arrogantes,
Je franchirai les mers,
Les pistes et les routes,
Aiguisant tous mes fers
Pour les mettre en déroute
Tous ces sympathisants,
Disciples des enfers
Et tous les partisans
Qui n’aiment que la guerre !
Je ferai tout cela
En sachant que tu m’aimes
Et nous irons là-bas
Là où l’envie nous mène,
Tous ces paradis bleus
Où rien ne nous enchaine
Ni dieu ni maître ou feu
Pas même une rengaine,
Que le chant de la mer
Au creux des coquillages,
Où l’aigle qui fend l’air
Ne sait rien des naufrages,
Là où le vent s’enfuit
En nous tournant le dos,
Jusqu’au bout de la nuit,
Nous partirons bientôt,
Et je t’emmènerai
Aux confins de ce monde,
Où je te montrerai
Que sur la terre ronde
On peut encor’ trouver
Malgré ce que t’en pense
De merveilleux secrets
Qui peuplent nos silences.
Tout en pleurs, en prières,
Et je m’en vais debout
Au fin fond de la terre.
Il fait battre mon cœur
Au sein de ma poitrine
Et la fuite des heures
S’en évade en sourdine.
Combien de temps encore
Pourrai-je en profiter
Faisant nique à la mort
Pour que ma vérité
Traverse un peu partout
En quittant sans s’en faire
Les portes sans tabou
Cloisonnant l’univers ?
Alors, en me cachant
A l’abri des tourmentes
Qui séviront, faisant
Place aux vois arrogantes,
Je franchirai les mers,
Les pistes et les routes,
Aiguisant tous mes fers
Pour les mettre en déroute
Tous ces sympathisants,
Disciples des enfers
Et tous les partisans
Qui n’aiment que la guerre !
Je ferai tout cela
En sachant que tu m’aimes
Et nous irons là-bas
Là où l’envie nous mène,
Tous ces paradis bleus
Où rien ne nous enchaine
Ni dieu ni maître ou feu
Pas même une rengaine,
Que le chant de la mer
Au creux des coquillages,
Où l’aigle qui fend l’air
Ne sait rien des naufrages,
Là où le vent s’enfuit
En nous tournant le dos,
Jusqu’au bout de la nuit,
Nous partirons bientôt,
Et je t’emmènerai
Aux confins de ce monde,
Où je te montrerai
Que sur la terre ronde
On peut encor’ trouver
Malgré ce que t’en pense
De merveilleux secrets
Qui peuplent nos silences.
