A l’urne !
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Le cortège émergeant de la brume hivernale,
Qu’étreint, comme un présage, la sombre nostalgie,
D’être une dernière fois de corvée matinale,
S’ébroue, le souffle court et le visage rougi.
Comme une image que brouille la neige sur un carreau,
Comme un tour de manège : monter puis descendre,
Que met, l’éponge magique, les compteurs à zéro :
La promesse est tenue : soit de cendre à cendre.
Il gèle à pierre fendre, un cœur endurci,
On s’empresse d’expédier, la messe et l’oraison,
Comme tout commence, tout cesse, le ciel a ses raisons,
S’affaisse, face aux grisons l’horizon obscurci.
La tristesse retenue, j’abhorre me répandre,
Qu’on me prise, m’expectore, me tousse et m’éternue,
Sans ne répondre à rien, je pressens s’étendre,
L’éternité qui, tous, nous attend grise et nue.
Qu’étreint, comme un présage, la sombre nostalgie,
D’être une dernière fois de corvée matinale,
S’ébroue, le souffle court et le visage rougi.
Comme une image que brouille la neige sur un carreau,
Comme un tour de manège : monter puis descendre,
Que met, l’éponge magique, les compteurs à zéro :
La promesse est tenue : soit de cendre à cendre.
Il gèle à pierre fendre, un cœur endurci,
On s’empresse d’expédier, la messe et l’oraison,
Comme tout commence, tout cesse, le ciel a ses raisons,
S’affaisse, face aux grisons l’horizon obscurci.
La tristesse retenue, j’abhorre me répandre,
Qu’on me prise, m’expectore, me tousse et m’éternue,
Sans ne répondre à rien, je pressens s’étendre,
L’éternité qui, tous, nous attend grise et nue.
