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Le chant
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Elle baille
dans une alcôve, soupir
s'étonne confusément de ce qui l'entoure

L'éclat du papier peint
les portraits que l'on trouve
dans tous les hôtels
les armoires qui n'en sont pas.

Le clair-obscur et, entre les brise-bises
ce faisceau de lumière qui glisse
et où s'agite intact
l'enchantement de l'enfance
au sortir d'un délire fiévreux qui
s'apparentait fort
à la mort

Elle baille
le reflet aux coins de la pièce
s'isole

Le temps s'écoule
serein
le lit encore titube

Quelques débris de souvenirs
sans allégeance

Une douleur écorchée
sitôt révélée
masquée

Un étourdissement infime
l'odelette enjôle son front
le joyau de son rythme
dans la seule symphonie de son souvenir!

Le soupir est pur

Elle entend
les pétarades d'une mobylette sur le pavé
et dans le mutisme revenu
la féerie du chant.






© Poème posté le 13/03/2024 par Colline

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