Les mimosas
Dans le gris-vert du paysage
Festonné aux doigts de l’hiver,
Il vient du neuf dans les branchages
Sur les premiers rameaux ouverts.
Éclatants et sans concurrence
Dans la lumière qui grandit,
Fleurissent avec abondance
Les mimosas, jaune incendie.
Sur un feuillage de dentelle,
Sous l’âpre aquilon en plaisance,
Tels des grains d'or tombés du ciel,
Leurs pompons doucement balancent.
Malgré le froid mordant encore
Qui fait gémir jusqu’aux vieux chênes,
Eux, une chaleur les colore,
Ils n’ont nul besoin de mitaines
Osant même, sur l’air glacé,
Dessous la cascade des fleurs,
Poser l’audace parfumée
De leur agréable senteur.
Festonné aux doigts de l’hiver,
Il vient du neuf dans les branchages
Sur les premiers rameaux ouverts.
Éclatants et sans concurrence
Dans la lumière qui grandit,
Fleurissent avec abondance
Les mimosas, jaune incendie.
Sur un feuillage de dentelle,
Sous l’âpre aquilon en plaisance,
Tels des grains d'or tombés du ciel,
Leurs pompons doucement balancent.
Malgré le froid mordant encore
Qui fait gémir jusqu’aux vieux chênes,
Eux, une chaleur les colore,
Ils n’ont nul besoin de mitaines
Osant même, sur l’air glacé,
Dessous la cascade des fleurs,
Poser l’audace parfumée
De leur agréable senteur.
