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Poème écrit par Boblawap

Absences

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Alzheimer te guettait déjà durant le jeu:
Tu oubliais parfois de défendre ta reine,
Victime malgré toi d’une absence soudaine,
Excusant ton erreur par ce match sans enjeu.

Peu à peu tu perdais ta concentration;
Tu répétais aussi souvent même message
Ou cherchais les mots dont tu n’avais plus usage;
On craignait de pouvoir capter ton attention.

Puis le mal empira, il fallut s’éloigner,
Quitter cette maison, ce charmant lieu de vie
Où tu avais connu un amour qu’on envie,
Des années de bonheur, la douceur d’un foyer.

L’ultime jeu d’échecs ce fut avec la mort;
Longtemps tu résistas, allant de « pat » en «pat ».
Elle finit pourtant par un « échec et mat »,
Car c’est pour les humains l’inévitable sort.

Nous pleurons aujourd’hui le départ d’un ami
Dont les petits oublis et les moments d’absences
Se transforment soudain en intime présence
Au fond de notre coeur où sa mémoire luit.
Après le départ d'un ami, amateur du jeu d'échecs.

Tous droits réservés © Poème posté le 01/03/2024 par Boblawap

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