Nouvel essor
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Un nouvel essor éclaircit l’horizon
Et sur l’arête des cimes
La présence du ciel ébruite sa floraison
Révèle l’éclat éphèbe de l’aurore
Mon pas s’égosille sur les pierres du chemin
S’émeut des souches d’arbres nouées au temps
Comme ces serpents abandonnant leur mue
En brisant leurs entraves pantelantes d’usure.
Je peux à présent déposer mon pied
Sur l’espace purifié des nuages
En soulevant le ciel jusqu’à la source claire
Des rosées matinales qui lavent les ombres.
Debout face à l’immensité transparente
Je me fraye un passage pour aller vers moi-même
Pour écouter la voix permanente et bleutée
S’allongeant sur la lande à l’encolure de brume.
Les pierres s’enroulent sous la menthe poivrée
Le sillon de fraîcheur épure la terre
Froisse ma peau d’âme mûrie à cœur
Pour éclore au règne éclatant de l’amour.
J’apprivoise le vent aux naseaux indociles
Qui se désaltère au courant d’écume vaporeuse
J’implore la musique de l’onde libérée
Par l’heure ronde et lustrée d’enfance.
Un nouvel essor étire l’inépuisable rêve
Qui trace sur mes reins les racines femelles
Couvant la parole composée par l’être suprême
Et je flotte sur ce bain de ciel aux flots étincelants.
Bruissements soyeux des écorces blondes
Se balançant au rythme des heures éblouies
Par la poussière d’étoiles flottant dans l’air
Je moissonne l’existence écarlate du jour.
Et sur l’arête des cimes
La présence du ciel ébruite sa floraison
Révèle l’éclat éphèbe de l’aurore
Mon pas s’égosille sur les pierres du chemin
S’émeut des souches d’arbres nouées au temps
Comme ces serpents abandonnant leur mue
En brisant leurs entraves pantelantes d’usure.
Je peux à présent déposer mon pied
Sur l’espace purifié des nuages
En soulevant le ciel jusqu’à la source claire
Des rosées matinales qui lavent les ombres.
Debout face à l’immensité transparente
Je me fraye un passage pour aller vers moi-même
Pour écouter la voix permanente et bleutée
S’allongeant sur la lande à l’encolure de brume.
Les pierres s’enroulent sous la menthe poivrée
Le sillon de fraîcheur épure la terre
Froisse ma peau d’âme mûrie à cœur
Pour éclore au règne éclatant de l’amour.
J’apprivoise le vent aux naseaux indociles
Qui se désaltère au courant d’écume vaporeuse
J’implore la musique de l’onde libérée
Par l’heure ronde et lustrée d’enfance.
Un nouvel essor étire l’inépuisable rêve
Qui trace sur mes reins les racines femelles
Couvant la parole composée par l’être suprême
Et je flotte sur ce bain de ciel aux flots étincelants.
Bruissements soyeux des écorces blondes
Se balançant au rythme des heures éblouies
Par la poussière d’étoiles flottant dans l’air
Je moissonne l’existence écarlate du jour.
