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Poème écrit par Cvalauren

Milaine

1
Près du ruisseau où l'eau était si pure,
j'ai frôlé ton visage empourpré.
Le vent caressait tes cheveux, Ô toi l'impure.

J'ai embrassé tes lèvres couleur miel
qui étaient dorées par le soleil.
Ta bouche me murmurait des mots d'amour
auxquels, je ne pouvais croire toujours.

Tu avais posé tes habits pourpres
le long de la berge, insolente, toute nue,
ton visage buriné par le vent, tu me semblais gourde.

La pluie ruisselait, mais tu n'en avais cure.
Tel un miroir, je me voyais dans tes yeux purs.
Tu riais Milaine, en descendant la plaine.
Savais-tu qu'alors, je n'aimais de toi que ta bouche.

Lorsque repu, je t'avais allongé sur la couche
faite d'herbes et de branchages
L'air était vif et, moi, viril,
j'avais fait de toi, de ta rose, de ton pistil,
mon antre, ma demeure, ma maison

En avais-tu alors conscience,
que tu devenais ma possession?.

C.Valauren (03.02.2024)

Tous droits réservés © Poème posté le 07/02/2024 par Cvalauren

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